
Outplacement : pourquoi aucun accompagnement ne ressemble à un autre
Dans un précédent article, nous évoquions ce qui se joue le lendemain d’un licenciement et la place que peut prendre l’outplacement dans la suite d’une carrière. Nous voulons aujourd’hui aller plus loin. Nous voulons parler de ce que nous vivons au quotidien avec les personnes que nous accompagnons.
Chez ACCILE, chaque mission suit la même méthode en 8 étapes. Chaque mission repose aussi sur une durée de suivi fixée dès le départ. Sur le papier, tous les parcours devraient donc se ressembler. Dans la réalité, nous n’en avons jamais vu deux identiques.
Prenons l’exemple de 3 moments de l’accompagnement où les écarts sont les plus visibles.
Le deuil : certains le font pendant l’été, d’autres pensent l’avoir déjà fait
Prenons l’exemple d’un cadre expérimenté accompagné récemment. Un profil solide, bien dans ses baskets, avec un parcours dont il pouvait être fier. Son départ a été acté en juin. Lors de notre premier rendez-vous, il nous a dit clairement qu’il aurait besoin de temps pour faire son deuil. Pour des raisons de congés réciproques, nous avons pris date pour démarrer après la mi-août.
Après les congés, nous avions en face de nous une personne apaisée, curieuse, déjà tournée vers la suite. Il avait fait son deuil pendant ses vacances. Nous avons pu partir directement sur la construction d’un projet. L’attitude était positive dès la première séance de travail. Pas de réel travail à mener sur ce sujet : il avait digéré !
À l’inverse, nous rencontrons régulièrement des candidats qui nous assurent que la page est tournée. Le deuil, pour eux, sera rapide. Deux mois plus tard, ils nous parlent encore de leur ancien poste. De leurs anciens collaborateurs. Des projets qu’ils ont menés. Et tout cela avec beaucoup de nostalgie. Rien de grave en soi. Mais tant que l’ancien chapitre occupe autant de place, il est difficile d’en écrire un nouveau.
C’est pour cette raison que la première étape de notre méthode consiste à marquer une pause. Elle peut durer quelques heures ou plusieurs semaines. Nous ne décidons pas de sa durée à la place de la personne. Notre rôle est de repérer où elle en est et d’adapter le rythme en conséquence.
Le CV : trois heures pour certains, cinq versions pour d’autres
Le CV est souvent le premier outil que les personnes veulent retravailler. C’est concret et rassurant. Là encore, les écarts sont frappants.
Certains obtiennent un document qui leur ressemble en deux ou trois heures de travail. Ils le relisent et s’y reconnaissent. Ils sont à l’aise pour le défendre. On peut passer à la suite.
Pour d’autres, nous en sommes à la quatrième ou cinquième version et les questions reviennent toujours. Faut-il mettre en avant le management ou l’expertise ? Faut-il gommer telle expérience ? Nous sentons que la personne n’est pas à l’aise avec son document. Souvent, elle change de posture selon le poste auquel elle postule. Elle se présente en manager le lundi et en expert le jeudi.
Dans ces cas-là, retoucher le CV une sixième fois ne servirait à rien. Le blocage se situe en amont. Un CV qui bouge sans cesse est presque toujours le signe d’un projet professionnel qui n’est pas encore clair. Tout l’enjeu de l’étape 6 de notre accompagnement est là : formuler un objectif que l’on peut expliquer en une phrase et que l’on se sent capable de défendre. Une fois ce projet posé, le CV se construit beaucoup plus facilement.
La simulation d’entretien : prêts en deux heures ou travail de fond
Les simulations d’entretien sont des moments très révélateurs dans un accompagnement. En deux heures, on voit énormément de choses.
Certains candidats sont à l’aise dès les premières questions. Ils sont pertinents, spontanés, francs et directs. Leurs réponses sont courtes et tombent juste. Avec eux, le travail porte sur des ajustements. Un exemple à mieux choisir. Une réponse à resserrer.
D’autres réfléchissent beaucoup avant de répondre. Leurs réponses arrivent rarement à propos. Ils digressent, reviennent en arrière, ajoutent des détails. Au bout de quelques minutes, le recruteur décroche. Les compétences sont pourtant bien là. Ces personnes ont souvent un parcours très riche. Elles ont simplement du mal à le rendre lisible et à garder l’intérêt de leur interlocuteur.
Avec elles, il y a un vrai travail de fond à mener. Il faut sélectionner les réalisations les plus parlantes, structurer le discours et s’entraîner. Nous recrutons depuis plus de 25 ans des profils en communication, marketing, digital et IT. Nous savons ce que les recruteurs attendent en face. C’est un vrai atout pour préparer ces échanges de manière réaliste.
Notre engagement : faire le meilleur usage d’un temps défini
Pourquoi raconter tout cela ? Parce que ces différences ont une conséquence directe sur notre façon de travailler.
Une mission d’outplacement chez ACCILE repose sur des honoraires fixés en fonction d’une durée de suivi. Cette durée est convenue dès le départ avec l’entreprise. Ce que nous proposons, au fond, c’est du temps et un engagement sur ce temps.
Notre objectif est de l’utiliser au mieux pour chaque personne. Celui qui a fait son deuil pendant l’été passera vite sur la première étape. Celui dont le CV est prêt en trois heures consacrera plus de temps au réseau ou aux entretiens. Celui qui digresse aura besoin de plusieurs simulations. Le temps reste le même. Sa répartition change à chaque fois.
Ce temps s’organise autour des 8 étapes de notre méthodologie :
- marquer une pause pour faire le point ;
- se situer et clarifier sa posture ;
- clarifier ses objectifs ou choisir une orientation ;
- valoriser ses compétences techniques ;
- mettre en lumière ses soft skills ;
- définir un objectif professionnel clair et réaliste ;
- construire et déployer le plan d’action ;
- finaliser et clôturer l’accompagnement.
Ces étapes donnent un cadre commun. Le rythme, lui, dépend de chacun. Certaines se franchissent en une séance. D’autres demandent plusieurs semaines. Le cap reste le même pour tous : retrouver un projet professionnel dans lequel on se sent à l’aise.
Chaque parcours a son propre rythme
Ces accompagnements nous rappellent chaque jour une chose. La méthode compte. La lecture de la personne compte tout autant. Savoir quand accélérer. Savoir quand insister. Savoir quand laisser du temps.
Pour une entreprise qui propose un outplacement à un collaborateur, c’est aussi une garantie. Le budget est connu à l’avance. Et il est investi là où il sera le plus utile pour la personne accompagnée.
Vous envisagez un accompagnement pour l’un de vos collaborateurs ? Parlons-en.
